mercredi 11 avril 2012

SEMYG


Festivités de l’an 10
Elèves et personnel du groupe scolaire Elhadj Moryba Yansané (SEMYG) ont célébré le 10e anniversaire de cet établissement.
L’événement a eu lieu le 25 décembre. Ces festivités appelées fête des classes ont été clôturées par une soirée dansante. Dans la matinée déjà, la cour de l’école située en face de la clinique internationale américaine non loin de l’aéroport Gbéssia, était le théâtre d’une rivalité entre élèves de différentes classes. Toutes les salles étaient décorées par les élèves. Chacune des salles avait une couleur unique. A 16h, un groupe de responsables et d’anciens élèves constitué en jury a commencé à sillonner les salles de classes pour s’enquérir de la réalité. Ils ont ainsi pu apprécier les différents plats et poser des questions à un représentant de chaque classe.
Selon Victorine Condé élève de son état, les festivités se sont passées sans incident. Pour sa part, M. Lancinet Magassouba proviseur dudit établissement a tenu à remercier tous ceux qui ont contribué à la réussite de cet événement. C’est la TSSA qui a été déclarée victorieuse à l’issu de l’opposition entre les classes.
Le SEMYG a été inauguré en 2002. Au départ, il comptait un effectif de 169 lycéens dont 45 filles. Aujourd’hui, il en totalise 650 élèves dont 235 filles.
Rayhanatou Diallo TSSA SEMYG2

Commune de Matoto


Les écoles changent de noms
Le 15 décembre, 14 établissements secondaires de Matoto ont été baptisés. Ces écoles portent désormais les noms d’illustres personnalités du pays.
Il s’agit entre autres : du collège de l’excellence qui devient: Pr Alpha Condé, le lycée de l’excellence : Pr Alpha Condé, le lycée Aviation: Ahmed Sékou Touré, le collège de Matoto : Lansana Béavogui ancien premier ministre de Sékou Touré, le collège  de Yimbaya : Yaguine et Fodé Tounkara (2 collégiens morts en 1999 dans un avion de ‘’La Sabena’’), le lycée de Sangoyah : Elhadj Boubacar Biro Diallo ex président de l’assemblée nationale sous le Gl Lansana Conté, le collège de Gbéssia : Elhadj Saïfoulaye Diallo compagnon de l’indépendance, collège de Sangoyah : Almamy Samory Touré résistant colonial (1881-1898), collège du camp Alpha Yaya Diallo : Général Lansana Conté ancien chef de l’Etat, collège de Kissosso : Dr Ibrahima Kourouma actuel ministre de l’enseignement pré universitaire, lycée de Kissosso : Dr Ibrahima Fofana syndicaliste, collège de Dabompa : Hadja Mafori Bangoura ex présidente des femmes du PDG, lycée Hafadou : Mbalia Camara commerçante, lycée franco-arabe : Ibrahima Camara ancien secrétaire  général de la ligue islamique communale de Matoto.
Selon des sources proches du directeur communal de l’éducation Ibrahima Kalil Konaté K2 , il s’agit d’immortaliser ces personnes qui ont beaucoup œuvrer pour le rayonnement de la Guinée. Mme Djewoé Diallo coordinatrice de la 7e année au collège Almamy Samory Touré trouve cette initiative formidable. Elle réjouit du fait que toutes les couches sociales soient représentées dans ces promotions. Mais, Aboubacar Doumbouya qui dispense des cours de français dans le même collège souhaite que les autorités changent le nom attribué à l’établissement. Il y a trop d’écoles qui portent le nom Samory Touré à l’intérieur du pays. Même dans l’armée on aurait pu trouver des noms. A-t-il laissé entendre.
Kaba Moussa, L3 sociologie de la santé UNIC.

Enfance


Non au châtiment corporel à l’école
L’usage du fouet est toujours d’actualité au sein de l’école guinéenne. Une pratique peu orthodoxe.
Nous avions pensés que le système éducatif guinéen avait pris de l’air. Mais hélas ! Dans une école primaire de Conakry, on a assisté à une scène pitoyable. Un enfant en position horizontale tenu sur chacun de ses membres par un jeune de son âge. Il est ainsi empêché de faire le moindre mouvement.
A côté, une institutrice tenant un gros fouet comme un berger derrière son troupeau. Un  silence de cimetière règne dans la salle pendant que la femme donnait des coups sur le corps du pauvre enfant.
Peu importe ce qu’a fait l’enfant. La sanction est sévère voir méchante car son objectif ne sera pas de ramener l’enfant à la raison, lui faire comprendre sa faute. La mesure l’humilie, lui rend plus nerveux, plus renfermé sur soi.
C’est pourquoi, l’enfant ne doit pas être considéré comme un adulte. Le traitement doit être différent. Il s’agira de privilégier  le dialogue sur le châtiment, avoir des punitions au cas où ce dernier n’abouti pas.
Thierno Ibrahima Diallo, 4e année médecine UGANC.

Fria


Ville de sport
La pratique du sport bat son plein à Fria à travers le par et le stade Konko Sylla situé en plein centre ville.
Tous les jours, des jeunes de différents sexes se donnent rendez-vous sur ces deux places. Ce sont les lieux de rencontre de tous ceux qui ont un temps libre dans la soirée.
Dès 15h, le stade est partagé par plusieurs petits groupes. Tantôt c’est des enfants, tantôt des grandes et petites filles. Mais les plus nombreux sont les garçons qui se livrent à des matchs et autres pratiques sportives.
Ceux qui y viennent font diverses activités. Ousmane dit Abedi est footballeur : ‘’ je viens au terrain pour me réchauffer. Je me débrouille sur le terrain et je ne crois pas être en mesure de rester une journée sans m’entraîner.’’
Le parc des jeux n’échappe pas à la montée de la fièvre footballistique. L’endroit est pratiquement transformé en terrain de foot bien qu’il soit composé de terrains de basket et de volley-ball. Ces deux activités sont rarement pratiquées en ces endroits. Elève de son état, Kadiatou elle fait autre chose : ‘’je prends du poids, donc j’ai jugé nécessaire de venir chaque soir sur ces lieux pratiquer une activité physique pour ma santé. ‘’
Lorsqu’il n’ y a pas de places au stade ou au parc, les jeunes se dirigent derrière l’immeuble F8 pour s’adonner à leur quotidien c’est le cas de Youssouf : ‘’on vient derrière l’immeuble c’est quand il y a trop de monde et qu’il n’y a plus de places de l’autre côté.’’
A part les entrainements et autres, le stadium abrite des tournois, galas.
Aïssatou yéro Bah 

Fria by night


Vu et vécu
La nuit dans cette ville de Fria autre fois dénommée petit Paris, reste agréable.
Presque toutes les nuits, Fria est mouvementée surtout pendant les week-ends. Les jeunes qui occupent une place particulière jouent un rôle essentiel dans la société. Ils prennent une part active dans la construction et le façonnement des opinions.
Ils donnent une image vivante et colorée à Fria. Les vas-et-viens des personnes et des engins contribuent à cette animation. Les boîtes de nuits, restaurants, bars ne désemplissent pas. Chacun s’amuse à la hauteur de ses moyens financiers.
Aïssatou Yéro Bah

Fria


Midi au plateau
Le plateau, ce centre ville de la préfecture de Fria est le lieu de rencontre des citoyens de toutes catégories. A midi, presque tout le monde s’y retrouve pour s’amuser et discuter.
Dès midi à l’heure de la pause que prennent les travailleurs, le plateau grouille de monde. En un laps de temps, c’est la recréation totale. En l’espace de 2h, la rue, les cafés, les boutiques etc. s’offrent aux visiteurs.
Mr Diakité a son mot à dire sur la chose : ‘’ ça me fait vraiment plaisir de faire un saut au plateau à midi avant que je ne rentre à la maison. L’ambiance est vive au plateau. Cela m’aide à diminuer mon stress.’’
Cette ambiance se poursuit au delà de midi, mais pour chacun a son goût. Souleymane Barry est fonctionnaire : ‘’quelques fois on s’y plait beaucoup à midi par rapport aux soirs. A midi, il ya assez de mouvements de voitures, motos…’’ la distinction entre célibataires et mariés n’est cependant pas facile à faire. En outre, l’actualité donne souvent lieu à de chaudes discussions.
Toutes fois, certaines personnes préfèrent se reposer chez elles au lieu de faire halte au plateau. C’est le cas Thierno Oury, 43 ans : ‘’sincèrement moi je préfère rentrer directement. C’est vrai qu’en passant par là, le coin est animé, c’est agréable aussi. Mais vous savez que chacun a son goût.’’
Au plateau, tout est toujours pareille. Malgré la différence, les mêmes personnes se côtoient très souvent.
Aïssatou Yéro Bah

Boffa


3 cadres renvoyés pour mauvaise gestion
Le directeur préfectoral de l’éducation de Boffa a limogé trois de ses cadres. Il les accuse de dilapidation de fonds.
La décision est tombée le 3 décembre. Les personnes frappées par la mesure sont : Abdoul Karim Kéita assistant gestionnaire, Ousmane Ndiaye comptable chargé des ressources matérielles, financières, de la construction scolaire et Aly Camara gestionnaires des ressources. Ils étaient tous à la DPE de Boffa.
Leur patron, Mingué Sylla a constaté des trous dans les fonds alloués aux écoles au compte du programme sectoriel de l’éducation (PSE). Néanmoins, aucune info ne circule sur le montant détourné.