lundi 25 février 2013

Parole libre par Ousmane Tigol Camara


Quelle analyse faite-vous de l’utilisation des téléphones portable et autres objets de luxe en milieux scolaire et universitaires ?
Bérété Kadiatou, TSE au GS Enénouya (Sangoyah) : Seules  les autorités éducatives peuvent faire disparaitre cette pratique en mettant fin au port de ces objets en milieux scolaire et universitaire. Écrire un SMS et suivre le cours ne peuvent aller ensemble. Il fut un moment dans mon école, cette pratique était bannie. Chaque élève était fouillé avant de rentrer en classe et quand on vous prend avec un de ces objets, on le détruit à votre présence. Il est préférable que chaque école interdise l’utilisation de ces objets.

Zoom Sur l’institut supérieur de l’information et de la communication de Kountia

Valeureux lecteurs bienvenus dans votre rubrique zoom qui fait un gros plan sur vos écoles, universités et entreprises. Objectif, connaitre comment fonctionne vos structures.
Dans ce numéro nous sommes à l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication de Kountia (ISIC).

Mœurs : Quand l'école devient un lieu d'extravagance


L'école guinéenne qui brillait autrefois, perd ses mérites. Des pratiques contraires aux normes s'y déroulent et remettent en cause la mission assignée à l'école. Une mission qui a pour nom, éducation. Le respect des encadreurs n'est plus à la mode. Le manque de suivi des élèves par leurs parents est une réalité vécue au quotidien.
En plus de cela, garçons et filles transforment les établissements scolaires ou universitaires en un lieu d'exhibition non seulement d'objets de valeur mais aussi d'importantes sommes d'argent.
Chez les garçons, on retrouve le port de grosses chaussures, des pantalons de toutes sortes parfois serrés, des coiffures extravagantes à la ''Balotelli'' et des appareils électroniques.
Du côté des filles, on raffole de mèches, de maquillages, de chaussures pointues (talon), de chemises courtes. On refuse souvent de les boutonner pour faire apparaitre la poitrine.
On refuse d'admettre que le corps est sacré, il n'est pas à vendre. On oublie que l'école n'est pas une boite de nuit, mais un lieu d'apprentissage.
Cette forme de délinquance qui prend de l'ampleur menace la survie des valeurs locales et c'est la jeunesse qui va payer le prix.

Wanan Alfred Condé, TSS lycée Dr Ibrahima Fofana      

Mamou : Contrôle de la qualité des cours d'anglais


C'est dans le but d'évaluer le niveau des élèves en anglais qu'une délégation sud-africaine et canadienne s'est rendue, il y a quelques semaines dans la ville de Mamou. Nom du projet, mission mixte du département de l'enseignement pré universitaire  de l'Afrique du Sud. Elle était conduite par Dr Reci Devellie, directrice de recherche.
Les membres de cette délégation se sont rendus au lycée Grand Ducal. Là, ils se sont entretenus avec des élèves de la 11eme science mathématique et ceux de la terminale science expérimentale. Ces élèves ont été soumis à une évaluation écrite et orale. Dans l'ensemble, les deux sud-africaines et la canadienne se sont déclarées satisfaites du travail accompli par les élèves et les enseignants.
Avant Mamou, les mêmes personnes s'étaient rendues à Boké, Kamsar et Kindia.

Boubacar Touldé Diallo, terminale expérimentale lycée Grand Ducal de Mamou. Tel: 67.46.05.19

Centre universitaire de Labé : Le ministre des droits de l'Homme face aux étudiants

L’amphithéâtre  du centre universitaire de Labé (situé à environ 21km du centre ville)  a servit de cadre le 2 février  à une rencontre entre les étudiants de cet établissement et le ministre des droits de l’homme et des libertés publique.  Kalifa Gassama Diaby accompagné était accompagné par une forte délégation. Prenant la parole, le Directeur  Général du centre universitaire a remercié le ministre pour avoir visité son centre qui ne contient. Il a notifié au ministre que le centre universitaire de Labé manque d'infrastructures.

Association des élèves et étudiants musulmans de Guinée (AEEMG) : Journée culturelle de la section communale de Matoto

La cérémonie s'est déroulée le  03 février dernier au cinéma Mimo de Matoto.  Le thème choisi a porté sur «une jeunesse éduquée et avertie pour un développement sûr». Cette journée avait pour objectif de  montrer  à la jeunesse que l'islam est un facteur fondamental de cohésion et d'unité nationale, démontrer aussi aux jeunes que l'islam est un programme de vie générale et enfin exposer les genres de divertissement en Islam.

Enseignement supérieur : Colère des enseignants homologues

C'est le 14 janvier que le mouvement des enseignants homologues a lancé un préavis de grève. La menace a été mise à exécution le  4 février.  Une grève illimitée, sans service minimum a été lancée à l'expiration du délai. Ils sont 600 à se retrouver dans cette situation. Selon Joseph Tolno, coordinateur national des enseignants homologues de Guinée, c'est en 2006 au temps du ministre Ahmed Tidjane Souaré que le gouvernement a décidé de prendre au sérieux leur affaire. C'est ainsi que l'arrêté 5.163 a été signé. Il précisait les conditions de recrutement des homologues. Le document stipulait que la durée de l'homologation ne devait pas dépasser trois ans. Pourtant, certains de ces hommes de craie disent avoir passés 4, voir 5 ans dans cet état.